Je suis ravie de vous retrouver ici après ma grande pause.
J'espère que vous avez passé un bel été malgré ces épisodes de chaleur que je supporte très mal...
J'ai bricolé, mais un peu moins que d'habitude, je suis partie faire de la reliure, ai séjourné chez mes parents, me suis promenée avec mon mari, j'ai aussi chiné un peu... bref, j'aurai des petites choses à vous montrer dans les semaines à venir !
J'ai chiné ce kit "ancien" de Cousines et Compagnie :
Voici le coussinet après broderie et montage :
Comme je n'aime pas broder les perles, je les ai remplacées par des points de croix aux couleurs adaptées.
Ce coussinet peut être un pique-épingles...
... entouré de ciseaux et d'un dé à coudre aux motifs de trèfle et de fer à cheval.
Ou simplement un petit porte-bonheur :
J'espère qu'il me portera bonheur pour la reprise du travail et la rencontre avec ma nouvelle collègue !
Je me suis lancé un petit défi : cartonner la commode Louis XV proposée par l'Oncle Pol dans son ouvrage Cartonnage au féminin.
La boîte en elle-même est réalisée depuis plusieurs mois. Mais j'ai cherché longtemps pour trouver une broderie qui me plaît pour orner le couvercle.
Finalement, j'ai trouvé cette grille sur pinterest :
J'ignore le nom du créateur.
La broderie est réalisée sur un lin 16 fils bleu-gris sur deux fils, avec un brin de mouliné. J'ai utilisé des fils Gentle Art "Clover" et "Mountain mist", un fil Weeks dye Works "Madison Rose" et un fil DMC 520.
Au centre de la broderie j'ai eu le choix entre :
- des initiales brodées ou en argent
- une figure féminine brodée ou en nacre :
J'ai soumis ces choix à plusieurs personnes et nous sommes tombés d'accord pour le camée en nacre.
J'ai associé un tissu bleu avec un motif de petites roses et de la toile de reliure bleue.
La boîte possède deux niveaux :
Elle glisse grâce aux barres de liaison pour dévoiler un compartiment inférieur.
Et le couvercle révèle le compartiment supérieur :
Cette boîte mesure 20,5cm de large sur 15cm de profondeur et presque 11cm de haut.
Le moment est venu pour moi de vous quitter pour l'été : mon blog et moi-même allons prendre quelques semaines de vacances.
Je vous retrouverai avec plaisir ici à la rentrée des classes.
L'automne dernier, je vous avais montré des broderies sans finition.
C'est chose faite depuis peu et je les partage aujourd'hui avec vous.
Tout d'abord pour Halloween, j'avais réalisé cette broderie :
Le support choisi était arrivé très en retard. Il s'agit d'une planchette ronde de La maison de Clémence.
Voilà le résultat :
Montage moins aisé qu'il ne paraît car la planchette n'est pas vraiment ronde : le disque est légèrement aplati et j'ai donc du adapter ma découpe.
Autre broderie qui a bénéficié d'un encadrement, la platebière :
J'ai fait réaliser un encadrement en bois brut. Puis une cousine de Maman a réalisé la teinture et la patine du cadre pour se rapprocher au maximum des verts de la broderie.
Pour ce résultat :
Les couleurs de la photo ne sont pas tout à fait exactes, mais donnent une idée.
Je vous retrouverai avec plaisir dimanche prochain.
En feuilletant mes classeurs de modèles, j'ai retrouvé celui-ci :
C'est un modèle dessiné par Diane Randall pour sa marque Silver Creek Samplers.
Savez-vous ce qui m'a charmée dans ce modèle, outre les chatoyantes couleurs d'automne ?
C'est la représentation du vent ! J'aime beaucoup ce nuage qui souffle de toutes ses forces. Est-ce Eole en personne ou Eurus ? Mystère...
Alors voici ma broderie :
Elle est réalisée sur un lin 12 fils marbrée bleu, avec un fil de mouliné.
Comme je possède très peu de fils Classic Colorworks, j'ai assorti moi-même les couleurs en puisant dans mon stock. C'est donc une combinaison de fils DMC, Weeks dye Works et Gentle Art.
J'ai souhaité broder un texte en français en utilisant les lettres créées par Diane Randall. Je me suis inspirée d'une comptine pour les petits enfants, "L'automne grelotte" de Chantal Abraham.
Pour la finition, j'ai découpé, peint et verni du carton de reliure :
Ce carton est particulièrement dense et dur... ma tendinite n'a pas trop apprécié cette séance de découpage !
La broderie ouatinée est collée sur une carte bulle, puis le tout sur ce support :
Et pour finir, j'ai rajouté un petit charm...
... une petite corne d'abondance en métal émaillé.
Je ressortirai cette broderie à l'équinoxe d'automne !
Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas parlé d'objets de mercerie ancienne faisant partie de ma collection.
J'ai pris des renseignements pour vous présenter ceux-ci aujourd'hui :
Ces objets sont anglais et datent de la première moitié du XIXe siècle.
Ils sont en ivoire, décorés de motifs formés avec des cercles ou des points noirs. Ce type de décors est appelé en anglais "Madras work" ou "hot needle decoration" ou encore "dot and circle decoration".
Les techniques de réalisation sont copiées sur celles d'artisans des Indes, en particulier ceux de Vizagapatam sur la côte est de l'Inde.
Les décors, cercles et points, sont gravés dans l'ivoire. Puis une laque chaude recouvre les différentes pièces. Après refroidissement, les pièces sont polies : la laque reste dans les creux et révèle les motifs.
Voici les pièces en détail :
- l'étui à aiguilles :
Il mesure 8 cm de long.
- le carnet pique-aiguilles :
Les deux plaques sont reliées par des rubans de soie rouge. Chaque plaque mesure 4,5 x 3 cm. A l'intérieur, des petites feuilles en flanelles servaient à piquer les aiguilles. Elles sont manquantes ici.
- le pique-épingles :
Chaque plaque mesure 2,5 cm de côté. Le coussinet entre les plaques est rempli de poudre d’émeri qui servait à entretenir les aiguilles.
- le poinçon :
C'est un modèle qui se dévisse, permettant de protéger la pointe quand il n'est pas utilisé. Ouvert, il mesure 9,5 cm.
- le mètre-ruban :
Le ruban en soie bleue est gradué en inch.
- la bobine de cire ou "thread waxer" :
L'objet mesure 2 cm de diamètre. Il y avait un petit pain de cire entre les deux disques. On passait le fil sur de la cire pour qu'il glisse mieux à travers le tissu et éviter qu'il ne s'effiloche.
- la navette à frivolité :
Elle mesure 8 cm de long.
- et je termine avec mes préférés, les enrouleurs de fil :
Ils mesurent 4 cm de diamètre.
Les informations sur ces objets sont tirées du livre de Nerylla Taunton, Antique needlework tools and embroideries, paru en 1997.
J'espère que vous aurez pris plaisir à lire cet article.
En juillet 2025, j'ai visité une exposition consacrée à Paul Poiret au Musée des Arts décoratifs à Paris (article ici).
A cette occasion, j'ai découvert qu'il avait écrit ses mémoires.
J'ai trouvé une édition ancienne sur le net :
Ce livre a été publié en 1930, année de l'édition originale.
Malheureusement, comme pour beaucoup de livres de cette époque, le papier est très acide : c'est à dire qu'il a bruni et est devenu très fragile voire cassant. Cela signifie que ce livre ne peut pas être arrondi et endossé...
Pour pouvoir néanmoins relier cet ouvrage, on rajoute des onglets de papier pliés et cousus à chaque cahier :
Et c'est sur cette partie rajoutée que ce font les opérations de reliure.
J'ai souhaité que la reliure du livre reflète une robe créée par Paul Poiret.
Mon choix s'est porté sur celle-ci que j'avais beaucoup aimée lors de l'exposition :
(photo tirée du catalogue de l'exposition)
Cette robe date de 1906-10, époque à laquelle Paul Poiret a remis au goût du jour le style empire à taille haute.
Je n'ai pas réussi à trouver des cuirs ayant exactement les couleurs de la robe, c'est une interprétation que je donne...
Alors voici l'ouvrage de face :
Le livre est relié avec le cuir violet. On rajoute les bandes de cuir rose par dessus, en mosaïque. Ce cuir rose est aminci à 3/10e de millimètre et collé sur un papier très fin et résistant : ainsi, il ne se déforme pas lors de la découpe. Après avoir préparé l'emplacement, on colle les fines bandes de cuir et on met le livre sous presse. Après séchage, on passe un fer chaud sur la jonction des cuirs.
Cet ouvrage a bénéficié d'une tranchefile particulière :
Elle est réalisée avec de petites perles de verre cousues sur un ruban de coton.
Pour les gardes couleurs, j'ai choisi un papier assorti :
C'est un papier japonais tairei lilas flammé argent. Le papier est teinté et la surface est décorée avec des fibre de kozo. Le kozo est un mûrier à papier japonais : il donne des fibres longues, donc le papier est résistant malgré sa finesse.
Voici le livre ouvert :
J'ai eu une déconvenue avec ce cuir : il n'accepte pas bien la dorure. Je n'ai donc pas pu marquer le titre et l'auteur sur le dos comme prévu au départ.
Il faudra que je trouve une matière pour faire une pièce de titre...
Je vous souhaite un bon dimanche ensoleillé et une belle semaine.